Vue aérienne du parc du Petit Marais
Le lieu

Un parc de 6 hectares, un bâtiment en bois

Au fond du Petit Marais, entre étangs, prairies et îlots boisés, un immeuble discret s'intègre au paysage.

Le parc

Un poumon vert au cœur de Jemappes

Classé en zone d'intérêt paysager, le parc s'étend entre la rue de la Nouvelle Chasse, la rue de la Vieille Chasse et la rue de Ghlin, au lieu-dit « Le Fond du Petit Marais ».

Deux étangs y sont reliés par un bras de rivière en anneau. Une prairie de fauche d'un hectare a été transformée en verger conservatoire de 19 fruitiers hautes tiges. On y trouve aussi des îlots boisés, une grotte et une zone de jeux pour les enfants.

Le parc se développe selon les principes de la permaculture : zones de biodiversité, prairies entretenues par les animaux des fermes voisines, plantes sauvages comestibles préservées, compost, valorisation des eaux grises et des toilettes sèches.

Photo aérienne annotée du terrain Plan d'aménagement du parc Plan du potager collectif en permaculture
Au fil des saisons

Ce qu'on y trouve

Deux étangs

Reliés par un bras de rivière en anneau, refuge pour la faune et la flore du Borinage.

Un verger conservatoire

19 fruitiers hautes tiges plantés sur l'ancienne prairie de fauche, et bientôt un jardin-forêt.

Un potager collectif

Cultivé ensemble, avec des petits fruits, un poulailler et des zones de compost.

Un rucher

Quelques ruches pour la biodiversité… et le miel.

Des habitats légers

Une yourte et deux tiny houses déjà installées, en attendant les futures cabanes.

L'école du dehors

Depuis septembre 2020, le parc accueille la première école du dehors de Wallonie.

Un lieu de fête

La grande tonnelle et la yourte accueillent fêtes, spectacles et repas partagés.

Du bois de chauffage

Les ressources en bois du parc alimentent le chauffage des logements.

Le bâtiment

Cinq logements autour d'un cœur commun

Deux appartements au rez-de-chaussée, trois à l'étage : chacun fait environ 100 m² au sol.

Au centre du rez-de-chaussée, un espace commun d'environ 120 m² : cuisine, salon, salle à manger, buanderie et salle de bain. Sous la toiture, une terrasse commune de 300 m². Une cave commune de 14 m² complète l'ensemble.

Chaque foyer dispose d'un jardin privatif et d'une place de parking, en plus de l'accès libre au parc.

Architecte : Havresac (Denis Delpire), bureau spécialisé dans la construction bois et l'auto-construction.

Vue projetée du bâtiment dans le parc
Maquette 3D de l'ossature du bâtiment Plan du rez-de-chaussée Plan de l'étage Ossature bois et ballots de paille

Fiche technique

Ossature bois sur pilotis

Des pieux de 12 à 20 m remplacent le radier en béton : le sol reste intact, et pourrait retrouver son état naturel si le bâtiment disparaissait.

Très basse énergie (PEB A)

Isolation en ouate de cellulose insufflée, double vitrage, ventilation simple flux et boiler thermodynamique.

Chauffage au bois

Chauffage individuel par poêle à bois dans chaque appartement.

Eau de pluie

Citernes de récupération d'eau de pluie, d'une capacité totale d'environ 60 000 litres.

Toilettes sèches

Toilettes sèches et citerne à urine : rien ne se perd, tout retourne à la terre.

Espaces partagés

Salle commune, buanderie, cave et grande terrasse sous toiture pour vivre ensemble.

L'auto-construction

Pas besoin d'être du métier

L'auto-construction ne consiste pas à se transformer en spécialiste du bâtiment du jour au lendemain. Il s'agit de travailler avec un expert de la construction bois, qui dirige le chantier en lien étroit avec l'architecte.

Les techniques ont beaucoup évolué : préfabrication et éléments modulaires ont simplifié le travail. Les bois arrivent prédécoupés et annotés ; il suffit de bien lire les plans. Le projet s'appuie aussi sur l'association Les Bâtisseurs Accueillants, qui facilite les chantiers participatifs d'éco-construction en Belgique.

Suivre le chantier
Habitants assemblant des éléments en bois sur les tables de montage
Droit de superficie

Propriétaire de son logement, pour toujours

Le bâtiment est construit sur un droit de superficie (droit réel) de 80 ares, accordé par la Fondation. C'est sur cette parcelle que se trouvent aussi les jardins privatifs.

Le droit est établi pour 50 ans et se renouvelle automatiquement : les habitants restent propriétaires de leur logement, qu'ils peuvent revendre ou transmettre (avec l'agrément des habitants, selon les statuts). L'ensemble du parc reste à la disposition des habitants pour leurs projets, dans le respect des statuts de la Fondation.

Questions fréquentes
Plan cadastral de la parcelle du droit de superficie